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lundi 17 décembre 2012

Fablerie - par Du Frout et Desclozeaux

Fablerie   :

Ce beau livre contient pas moins de 34 fables,
illustrées avec tendresse et ironie par le dessinateur Desclozeaux.

J'ai rencontré Desclozeaux et Du Frout un soir de ce mois de décembre 2012 pour la signature du livre. 
Un souvenir en vidéo ET en musique de ce moment ... fabuleux :  




Pour en savoir plus sur Jean-Pierre Desclozeaux (cliquer sur l'image):    

             
                   

mardi 4 septembre 2012

Griselidis Réal, l'honneur de Genève



Griselidis Réal


Extrait  : 
C'est à Paris, il y a quatorze ans, dans une chapelle à Montparnasse, que je suis entrée en révolution, avec mes soeurs damnées. Depuis, je ne les ai jamais quittées. La révolution nous a prises, elle ne nous lâchera plus jusqu'à notre dernier souffle. Elle embrase le monde entier...  
 A tant d'amies disparues, mortes de solitude, de trop d'amour donné, jamais reçu : à leur mémoire, il faudra que je dise comment le quotidien les a assassinées, et le mépris des gens. Et comme elles étaient belles, généreuses, pleines de talent et de mystère, entourées de tous ceux qui avaient tellement besoin d'elles, qui avaient faim de leurs caresses, de leur tendresse, de leur infinie patience, de leur savoir, de leur pouvoir.
Devant leur mort, il n'y avait personne . Quelques amis, et nous les soeurs perdues, à pleurer sans un geste, devant leur corps retourné à l'oubli. Dérobé pour l'éternité à ces milliers de mains qui l'avaient parcouru.
Quel silence, sous les fleurs. Et comme l'enfance remontait d'elles à nous, tissée d'orgue et d'encens, à travers d'anciennes prières, et des vies trop vécues.
Et quelle immense délivrance enfin, qu'elles ne souffrent plus, à jamais évadées de ce monde trop dûr. 
Dormez en paix, constellations brisées.
                          "Le noir est une couleur", Postface 


J'ai rencontré Jean-Luc Hennig en 2010 dans un café parisien, où il m'a parlé de la symbolique de l'inhumation de Griselidis au Cimetière des Rois à Genève, en 2009 :


 

Jean-Luc Hennig a longtemps fréquenté Griselidis Réal (1929-2005), dont il a fait connaître les premiers écrits dans la revue "Le Fou parle", avant de publier "Griselidis Courtisane". 

Et voici la page sur Griselidis sur le blog d'Yves Pagès,  "co-animateur" des Editions Verticales (cliquer sur la photo) : 



vendredi 3 août 2012

Ramasser les morceaux (un infirmier militaire français en Algérie)


Benoist Rey
Septembre 1959 : Benoist Rey débarque comme conscrit en Algérie. Il a vingt et un an. 
En avril 1961 paraît "Les Égorgeurs", aux Editions de Minuit, où il raconte son refus de porter les armes, l'horreur, la culpabilité d'être témoin. 
Le livre est aussitôt salué par la critique (Le Canard enchaîné, Le Monde, Libération,...).
Mais il sera saisi quatre jours après sa sortie. 

J'ai filmé Benoist Rey en mai 2010, à Paris. Voici ce qu'il m'a raconté : 




Pendant 14 mois, Benoist Rey a vécu l'enfer :
Je suis en train de devenir fou. Mes seuls instants de répit : je traduit Lorca, je lis, j'écris, je note, pour plus tard, sans savoir que ces bouts de papier feront un jour un livre...
La censure militaire est impitoyable, je n'en ai cure. Je raconte les meurtres, les viols, les exactions.... écrire est mon seul courage, mon fil d'Ariane dans ce labyrinthe d'effroi et de violence. 
Les livres aussi m'ont tenu la tête hors de l'eau. Katia, la meilleure amie de ma mère, m'envoie des colis de livres dédicacés à Joseph Kessel, son ex-mari. J'y découvre Obaldia, Calaferte et tant d'autres."  
(extrait des "Trous de mémoire", B. Rey, Editions libertaires, 2006)


 

Extrait  des égorgeurs :


Aujourd'hui "Les égorgeurs" sont édités par les éditions libertaires, en vente en ligne sur cette page